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Fiche rédigée le 15 juin 2008

LA FISCALITE DES ASSOCIATIONS
VOLET 1: QUAND UNE COTISATION PEUT ETRE ASSIMILeE A UN DON

Ce dossier du mois a été rédigé par:

Antonio GARCIA

Ingénieur en management, conseil
et accompagnement des associations

Ce dossier a une suite :

LA FISCALITE DES ASSOCIATIONS (volet 2)



Nous allons commencer aujourd'hui une série d'articles sur la fiscalité des associations. C'est un vaste sujet peu connu des petites associations. Et, pourtant, c'est un outil important pour développer des activités lucratives, pour valoriser les apports des bénévoles et pour rendre déductible des impôts la cotisation qui l'on verse à une association pour devenir membre. Ce premier volet, traitera uniquement de l'assimilation d'une cotisation à un don.

Introduction


Même si la cotisation n'est pas une obligation imposée par la loi relative aux associations (loi du 1er juillet 1901), la plupart des associations imposent, par leurs statuts, le versement d'une cotisation statutaire pour devenir membre de l'association. Cependant et notamment les associations sportives, il y a souvent une confusion entre "cotisation statutaire" pour participer à la vie statutaire de l'association et "cotisation licence" pour pratiquer une activité sportive, ou "cotisation inscription" pour pratiquer une activité culturel, de loisirs ou éducative (danse, gymnastique, accompagnement à la scolarité, voyages, prestations sociales …). Et, la plupart du temps, la somme versée devient une seule et unique, enregistrée en tant que telle, dans un seul compte du plan comptable ce qui est une erreur. D'ailleurs et pour nombre d'associations sportives, les statuts, le règlement intérieur ou l'usage, obligent les membres à payer une licence même si ces derniers ne pratiquent aucune activité. Ce n'est pas illégale s'il est prévu dans les statuts de l'association, mais cela peut donner à l'association un statut "d'association fermée", puisque réservée uniquement aux personnes qui pratiquent une activité (sportive ou pas). Nous verrons plus loin le significat d'association fermée et leur impossibilité de devenir associations "d'intérêt général".
Dans une époque où la pénurie du bénévolat ne fait qu'à s'accentuer, il devient urgent d'attirer des bénévoles, de les intéresser au projet associatif de l'association et de les fidéliser. Les bénévoles composent les ressources humaines dont l'association ne peut pas s'en passer. Il faut savoir les gérer, comme une entreprise gère ses salariés, à la différence que ces derniers sont liés par un "contrat juridique" et les premiers par un "contrat moral". Mais la plupart des démarches ou des techniques de la gestion des ressources humaines sont identiques. Et parmi ces démarches, il y a une qui intéresse les bénévoles, ceux qui paient des impôts : pouvoir déduire des ses impôts, une partie de la cotisation qu'ils versent à son association. Ce qui permet d'atténuer le poids de la cotisation dans son budget, particulièrement lorsque l'on est membre d'une association qui impose une cotisation statutaire importante.

Notion de don
Toute association déclarée peut, sans autorisation spéciale, recevoir des dons manuels, des sommes provenant de collectes et de quêtes, ou bénéficier de souscriptions organisées par un tiers à son profit. 
Le don manuel consiste en la remise de la main à la main (en l'absence de tout acte écrit) d'un bien pouvant être un meuble corporel (argent liquide, meuble, livre...), un chèque ou bien un virement.  
Par ailleurs, l'instruction 5-B-14-07 n°71 du 16 mai 2007 permet de faire un don au profit d’organismes qui procèdent à la fourniture gratuite de repas à personnes en difficulté, qui contribuent à favoriser leur logement ou qui leur dispensent des soins médicaux, ouvrant droit à une réduction d’impôt égale à 75 % du montant des versements dans la limite de 479 € pour ce qui est de la déclaration de revenus 2006. Pour 2007, le plafond a été fixé à 488 €. En outre, le barème applicable pour l’évaluation des frais de véhicules engagés par les bénévoles a été actualisé. Il concerne les frais que les bénévoles renoncent expressément à se faire rembourser par l’association dans laquelle ils œuvrent. Ainsi, désormais, les bénévoles pourront bénéficier d’une déduction fiscale sur la base de 0,288 € du kilomètre pour une voiture et de 0,111 € pour un deux roues (ce dernier point, "l'abandon des créances ou des frais de mission au profit d'une association", sera le sujet du volet II, dossier à apparaître pour le mois de Septembre).

 

Les instructions fiscales


Les associations et plus généralement les organismes à but non lucratif, ne sont pas, en principe, soumis aux impôts dus par les personnes ou les entreprises exerçant une activité économique (notamment la taxe sur la valeur ajoutée, l’impôt sur les sociétés et la taxe professionnelle). Ce n’est que s’elles exercent son activité selon des méthodes similaires à celles des entreprises commerciales, que les associations sont soumises aux impôts commerciaux de droit commun.
Au cours des vingt dernières années, nombre d’associations ont développé des activités économiques. Cette évolution a conduit les services fiscaux à publier deux instructions fiscales le 15 septembre 1998 et le 19 février 1999 (suivre les liens pour trouver les instructions citées).

Pour en savoir plus

I'instruction fiscale du 15/09/98 (document format PDF)

l'Instruction fiscale du 16 février 1999 (document format PDF)

 

L’instruction publiée par la Direction générale des Impôts le 18 décembre 2006 - instruction 4 H-5-06 N° 208 du 18 décembre 2006 - s’inscrit dans une logique de simplification du droit. Le texte regroupe l’ensemble des dispositions et des pratiques relatives à la fiscalité des associations et simplifie certaines règles à l’interprétation difficile. Elle traite des obligations déclaratives, de la rémunération des dirigeants, de la TVA ou encore des franchises d’impôt commerciaux et devrait simplifier la vie des trésoriers et comptables d’associations. De cette compilation et de la mise en ordre des cinq instructions précédentes, dont celles des 15 septembre 1998 et 19 février 1999, il ressort un document unique de 53 pages et 285 articles. Nombreux aspects du régime fiscal des associations y sont clarifiés et expliqués, on y trouve également des précisions demandées par les représentants des associations, de la jurisprudence récente et des commentaires sur les modifications légales et réglementaires postérieures à 2001 (suivre les liens, vous avez le choix pour trouver l'instruction citée).

Pour en savoir plus


l'instruction fiscale 4 H-5-06 N° 208 du 18 décembre 2006 (2 liens possible...)

Lien n°1  (document format PDF)

Lien n°2   (document format PDF)

 

Dons de particuliers


Comme nous l'avions dit, toutes les associations peuvent recevoir des dons manuels. Ces dons peuvent venir des entreprises dans le cadre du mécénat et des particuliers. Aujourd'hui et dans ce document, nous nous intéresserons uniquement aux dons des particuliers.

L'article 2 de la loi relative au mécénat, aux associations et aux fondations (Loi nº 2003-709 du 1er août 2003, Journal Officiel du 2 août 2003) écarte l'exigibilité des droits de donation pour les dons manuels consentis à des organismes d'intérêt général mentionnés à l'article 200 du code général des impôts. Cela veut dire qu'en plus des associations d'utilité publique, les fondations et les fondations d'entreprise, les associations d'intérêt général peuvent établir des reçus fiscaux aux donateurs (particuliers et entreprises). C'est la grande nouveauté de cette loi.

Notion d'intérêt général


L'intérêt général accordé à une association par l'Administration fiscale n'est pas un agrément, ni dispose d'aucun numéro d'enregistrement. C'est uniquement une reconnaissance de l'Administration fiscale à l'abri des activités de l'association, de son ouverture à l'ensemble de la population et des modalités de fonctionnement.
Pour être d'intérêt général, l'organisme bénéficiaire doit remplir des conditions cumulativement :
. l’organisme ne doit pas exercer son activité au profit d’un groupe restreint de personnes ;
. l'organisme doit avoir une gestion désintéressée ;
. l’organisme doit exercer une activité non lucrative ;
. l'association doit être gérée de manière désintéressée (art. 261,7-1°-d du CGI) :
- elle est administrée à titre bénévole par des personnes qui ont directement, ou par personnes interposées, aucun intérêt dans les résultats de l'exploitation, sauf la perception par les dirigeants d'une rémunération brute mensuelle limitée au 3/4 du SMIC ;
- elle ne procède à aucune distribution de bénéfice, ni directement ni indirectement, et sous quelque forme que ce soit ;
- ses membres et leurs ayants droits n'ont aucun droit à l'attribution d'une part quelconque de son actif, sauf en ce qui concerne les droit de reprise des apports ;
- son activité ne doit pas concurrencer le secteur commercial dans des conditions de gestion similaires (même secteur géographique, même public).

Organismes bénéficiaires


La reconnaissance d'intérêt général par l'Administration fiscale comporte une série d'exigences, en plus de celles mentionnées dans le paragraphe précédent. Les œuvres ou organismes bénéficiaires des versements des dons doivent, donc, être d'intérêt général et avoir en outre un des caractères suivant :
. philanthropique, par exemple : associations de prévoyance ayant pour but de venir en aide à ceux de leurs membres qui sont dans le besoin, les comités chargés de recueillir les fonds pour les victimes d'un sinistre ;
. éducatif, par exemple : associations familiales créées en vue de venir en aide aux établissements d'enseignement libre ;
. scientifique, par exemple : organismes ayant pour but d'effectuer des recherches scientifiques ou médicales ;
. social, par exemple : œuvres ou organismes qui concourent à la protection de la santé publique sur le plan de la prophylaxie ou de la thérapeutique :
- hôpitaux et hospices publics,
- hôpitaux privés à but non lucratif,
- établissements nationaux de bienfaisance,
- écoles d'infirmières,
- établissements, institutions, associations déclarées et, en général, tous organismes publics, semi-publics ou privés à but non lucratif contribuant soit à la lutte contre le cancer, la lèpre, le rhumatisme, la tuberculose, les maladies mentales ou l'alcoolisme, soit à la transfusion sanguine, à la réadaptation médicale, à la protection des mères et des enfants et à l'éducation sanitaire de la population).
. humanitaire, par exemple : organismes dont l'activité consiste à secourir les personnes qui se trouvent en situation de détresse et de misère en leur venant en aide pour leurs besoins indispensables et en favorisant leur insertion et leur promotion sociale ;
. sportif, par exemple : organismes ayant pour vocation de promouvoir la pratique du sport non professionnel ;
. familial, par exemple : association des familles type celles qui composent les Unions départementales des associations familiales (U. D. A. F.) ; les œuvres ou organismes qui concourent à la protection de la santé publique sur le plan de la prophylaxie ou de la thérapeutique ;
. culturel, ou concourant à la mise en valeur du patrimoine artistique (les organismes qui ont pour objet d'assurer la sauvegarde, la conservation et la mise en valeur de biens mobiliers ou immobiliers appartenant au patrimoine artistique national, régional ou local), notamment à travers les souscriptions ouvertes pour financer l'achat d'objets ou d'œuvres d'art destinés à rejoindre les collections d'un musée de France accessibles au public, à la défense de l'environnement naturel (lutte contre les pollutions et nuisances, prévention des risques naturels et technologiques, préservation de la faune, de la flore et des sites, préservation des milieux et des équilibres naturels, amélioration du cadre de vie en milieu urbain ou rural) ; ou à la diffusion de la culture, de la langue et des connaissances scientifiques françaises ; organismes dont l'activité est consacrée à titre prépondérant, à la création, à la diffusion ou à la protection des œuvres de l'art et de l'esprit sous leurs différentes formes ;
   c) établissements d'enseignement supérieur ou d'enseignement artistique publics ou privés, d'intérêt général, à but non lucratif ;
   d) organismes visés au 4 de l'article 238 bis ;
   e) associations cultuelles et de bienfaisance, ainsi que des établissements publics des cultes reconnus d'Alsace-Moselle.
D'une façon générale, les dons consentis aux associations d'anciens élèves, des parents d'élèves, aux syndicats professionnels (ils bénéficient d'une mesure spécifique en ce qui concerne les salariés), aux associations d'anciens combattants, aux associations de propriétaires, à toute autre association dite fermée, n'ouvrent pas droit à la réduction d'impôt.

La démarche pour obtenir la reconnaissance d'intérêt général


Les organismes intéressés à obtenir la confirmation et la reconnaissance d'intérêt général ont la faculté d’interroger, au préalable, l’administration fiscale pour s’assurer qu’ils répondent bien aux critères définis au Code général des impôts leur permettant de délivrer des reçus fiscaux à leurs donateurs.
Cette demande, dite "de rescrit", formulée par écrit, doit comporter une présentation précise et complète de la situation de l’organisme. L’administration dispose d’un délai de 6 mois pour instruire la demande. Si celle-ci n’a pas répondu dans ce délai, son silence vaut habilitation tacite à recevoir des dons fiscalement déductibles et à délivrer des reçus (article L 80 C du livre des procédures fiscales).
Le décret n° 2004-692 du 12 juillet 2004 précise les modalités d’application de cette procédure. Et l'instruction fiscale 13-L-05-04 du 19 octobre 2004 commente le dispositif et comporte en annexe le modèle de la demande qui doit être adressée à la direction des services fiscaux du siège de l’organisme (par L.R.A.R. ou contre décharge).

Pour retrouver le modèle...

Autres informations sur la procédure de rescrit fiscal ...


Le reçu fiscal


Un nouveau modèle de reçu a été publié au Journal Officiel du 7 décembre 2003 (arrêté du 1er décembre 2003).
Les reçus sont établis et délivrés par les organismes bénéficiaires des versements. Ils doivent comporter toutes les mentions concernant l'organisme et figurant dans le nouveau modèle de reçu fixé par arrêté du 1er décembre 2003 (J.O. du 7 décembre 2003) dont une reproduction est publiée en annexe de l'arrêté. Toutefois, ce reçu ne constitue qu'un modèle permettant de matérialiser le contenu du document. Sa présentation peut être aménagée.
S'agissant des rubriques relatives à la nature et à la qualité de l'association (organisme d'intérêt général, reconnaissance de l'utilité publique…), celle-ci peut n'indiquer que la mention qui la concerne. La liste des organismes bénéficiaires des versements a été complétée de plusieurs mentions.
L'objet de l'association doit être aussi explicite que possible lorsqu'il ne peut pas être déduit directement de sa désignation. Cette indication doit notamment permettre de vérifier les critères prévus par le 1 de l'article 200 du CGI, http://www.associationmodeemploi.fr/699-dons.htm#par1279 relatifs au caractère de l'association (philanthropique, éducatif, scientifique…).
Seul doit être indiqué sur le reçu le montant du versement ouvrant droit à la réduction d'impôt. Les sommes versées peuvent avoir la nature de dons ou de cotisations, à condition que le versement soit consenti à titre gratuit, sans contrepartie directe ou indirecte au profit du donateur.
La délivrance aux donateurs, par les associations, de reçus irréguliers est sanctionnée par l'amende prévue à l'article 1768 quater du CGI (cf BOI 13 N-2-98).


FORMAT ET CONTENU DU REÇU

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• cerfa N° 11580*02
Numéro d'ordre du reçu ………………
Reçu dons aux œuvres (Articles 200 et 238 bis du Code général des impôts
Bénéficiaire des versements :
Nom ou dénomination : ......................................................................
Adresse :
N°............... Rue..............
Code postal ..................... Commune .............
Objet :
........................................................................
Cochez la case concernée (1) :
Œuvre ou organisme d'intérêt général.
Fondation d'entreprise.
Association ou fondation reconnue d'utilité publique par décret en date du ................................ . publié au Journal Officiel du.
Musée de France
Association cultuelle ou de bienfaisance autorisée à recevoir des dons et legs par décision en date du délivrée par le préfet de
Établissement d'enseignement supérieur ou artistique privé, à but non lucratif, agréé par décision en date du .................................................................................................
Association fournissant gratuitement une aide alimentaire ou des soins médicaux à des personnes en difficulté ou favorisant leur logement.
Organisme ayant pour objet exclusif de participer financièrement à la création d'entreprises.
Association située dans le département de la Moselle, du Bas-Rhin ou du Haut-Rhin dont la mission a été reconnue d'utilité publique par arrêté préfectoral en date du ........................................................................
Établissement public des cultes reconnu d'Alsace-Moselle.
Société ou organisme agréé de recherche scientifique ou technique (2)
Organisme ayant pour activité principale l'organisation de festivals (2) Donateur
Nom :
........................................................................
Adresse :
........................................................................
Code postal ........................... Commune ........................................................................
Le bénéficiaire reconnaît avoir reçu au titre des versements ouvrant droit à réduction d'impôt, la somme de :
Somme en toutes lettres : ........................................................................
Date du paiement : ........................................................................
Mode de versement :
Numéraire, Chèque ou virement, Date et signature
Autres (3)
(1) ou n'indiquez que les renseignements concernant l'organisme
(2) dons effectués par les entreprises
(3) notamment : abandon de revenus ou de produits ; frais engagés par les bénévoles, dont ils ne demandent pas le remboursement

 

Pour en savoir plus...


Définition d'une cotisation


La cotisation est une somme d'argent permettant de financer les frais de fonctionnement de l'association. Elle ne donne pas lieu à une contrepartie pour l'adhérent. Elle ne doit pas représenter le prix d'un bien ou d'une prestation de services. Sauf réglementation particulière, elle n'est pas obligatoire. L'association décide librement d'en exiger une ou non. Il n'existe ni minimum ni maximum, mais son montant doit correspondre aux besoins de l'association. Elle peut être fixée par le bureau, le conseil d'administration ou l'assemblée générale. La somme peut être différenciée par catégories de sociétaires.
Il est à noter que le seul versement de la cotisation ne permet pas de reconnaître à une personne la qualité d'adhérent. De la même manière, le défaut de versement ne traduit pas la volonté de quitter l'association. Il est souhaitable que les statuts prévoient une sanction en cas de non-versement.
Le règlement de cotisations donne aux membres d'une association un certain nombre de droits qui sont précisés dans ses statuts. Elle donne fréquemment lieu, en outre, à diverses contreparties symboliques ou matérielles. De même, les donateurs d'une association ou d'une fondation se voient remercier de leur geste par différents témoignages de gratitude.
Le versement de la somme que soit qualifié de don ou de cotisation, le bénéfice de la réduction d'impôt ou de la déduction du bénéfice imposable n'est accordé qu'à la condition que ce versement procède d'une intention libérale, c'est-à-dire qu'il soit consenti à titre gratuit, sans contrepartie directe ou indirecte au profit de la personne qui l'effectue.

Notion de contrepartie

La contrepartie s'apprécie en fonction de la nature des avantages éventuellement accordés à l'adhérent ou au donateur. Doivent être distingués les avantages au contenu purement institutionnels ou symboliques, d'une part, et les contreparties tangibles, sous forme de remise de biens ou de prestations de services, d'autre part.

a) Contreparties institutionnelles ou symboliques
Ces avantages correspondent tout d'abord à des prérogatives attachées à la qualité proprement dite de membre de l'association (droit de vote à ses assemblées générales, éligibilité à son conseil d'administration ...). Mais il peut s'agir également d'avantages qui trouvent leur source dans la volonté de distinguer un membre ou un donateur particulier de l'association en lui conférant un titre honorifique (membre bienfaiteur par exemple) ou en lui rendant symboliquement hommage pour son dévouement à l'œuvre. Il est admis qu'aucun de ces avantages ne constitue une contrepartie réelle au versement. La simple attribution de tels avantages ne saurait par conséquent priver les adhérents ni les donateurs du bénéfice de la réduction d'impôt ou de la déduction du résultat imposable à raison de leurs versements.
b) Contreparties prenant la forme d'un bien ou d'une prestation de services
Sans qu'il soit possible de fournir une énumération exhaustive des contreparties de cette nature. sont notamment visés : la remise de divers objets matériels, l'octroi d'avantages financiers ou commerciaux, le service d'une revue, la mise à disposition d'équipements ou installations de manière exclusive ou préférentielle, l'accès privilégié à des conseils, fichiers ou informations de toute nature...
Dès lors que les adhérents ou donateurs bénéficient d'une telle contrepartie, les versements qu'ils effectuent sont en principe exclus du champ d'application de la réduction d'impôt ou de la déduction du bénéfice imposable.
Mais il existe des dérogations à ce principe que vous pouvez consulter dans la réglementation prévue à cet effet.

Voir la réglementation...


Notion de membre

Sont ainsi considérés comme membres d'un organisme les personnes qui ont adhéré à l'association et peuvent participer aux assemblées générales et sont éligibles au conseil d'administration. Les associations doivent établir que les membres sont mis en mesure d'exercer effectivement leurs prérogatives et notamment sont convoqués individuellement aux assemblées générales et qui ont souscrit une adhésion présentant réellement un caractère de permanence. Cette condition n'est pas remplie dans le cas de personnes qui adhèrent à l'association, ou acquittent une cotisation, pour une durée a priori limitée et inférieure à l'année (cas fréquemment rencontrés dans les régions touristiques : pratique du surf, de la randonnée par exemple)

Ainsi, les personnes qui "adhèrent" ou "cotisent" à l'organisme pour une journée, une semaine, etc., pour pouvoir bénéficier des services offerts par l'organisme, ne constituent pas des membres pour la détermination du régime fiscal applicable. Il en va de même des personnes qui, ne devant bénéficier que de façon occasionnelle des services de l'association, acquittent de ce fait une cotisation minorée.

cotisation assimiliée à un don


Nous arrivons finalement à la partie centrale de ce document : une cotisation peut être assimilée à un don ! L'affirmer sans argumenter et sans s'appuyer dans la réglementation en vigueur, cela pouvait créer des doutes auprès des dirigeants qui sont encore attachés aux idées toutes faites, parce qu'ils ont "entendu parler".
En lisant ce document, en cherchant la réglementation par les liens Internet qui sont proposés, tous seront en mesure de comprendre dans quelles conditions une cotisation peut être assimilée à un don. Rappelons-les :

  • l'association doit être considérée d'intérêt générale par l'Administration fiscale ;
  • la cotisation doit être statutaire et n'avoir aucune autre contrepartie.

voir l'extrait de l'Instruction 5 B-17-99 du 4 octobre 1999 traitant de l'assimilation d'une cotisation à un don

 

Il reste à savoir comment comptabiliser les cotisations et les dons dans le plan comptable.

Enregistrement comptable des cotisations et des dons


Les cotisations statutaires versées par les membres de l'association en vertu des dispositions statutaires, doivent être enregistrées dans le compte produits 756 "cotisations".
Les dons manuels en provenance de tiers encaissés par l'association, lorsqu'ils présentent un caractère répétitif, doivent être enregistrés dans le compte produits 754 "collectes". S'ils représentent un caractère exceptionnel, ils sont à porter au compte produits 7712 'libéralités perçues".

A RETENIR :

  • La cotisation statutaire peut être assimilées à un don
  • Le bénéfice de la réduction d'impôt pour cette cotisation implique que l'association soit considérée d'intérêt général
  • Seules les associations d'intérêt général (en plus de celles d'utilité publique et des fondations), peuvent délivrer des reçus fiscaux.

 

Lire la suite LA FISCALITE DES ASSOCIATIONS (volet 2)

Prendre date

Date

Manifestation

Contact

Jeudi 27 mai

Assemblée Générale de l'OMSJC.

OMSJC

samedi 29 mai

La Fête du jeu

OMSJC

Dimanche 20 juin

Fête du vélo.

Maurice Raffetin

dimanche 17 octobre

Foulées de Bourges

OMSJC



L'OMSJC publie ...

Deux publications paraissent à l’OMSJC

Le Bourges Associations

Il parait au mois de septembre avec notamment l’annuaire des associations sportives et culturelles et de jeunesse adhérentes et plein d'autres informations pratiques…

En savoir plus...


L'élan des Associations

Il parait tous les trois mois. Il est le bulletin d’information et le lien régulier entre les associations et l’office. Il permet d’informer les adhérents sur les activités, les manifestations et les services proposés.… Les associations peuvent, bien sûr, y faire paraître des articles...

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